Promouvoir l'éducation et la science au service du développement durable

Paris, France – juillet 2026

L’AIU a participé activement à deux événements phares de l’UNESCO en juillet dernier : le Sommet « Transforming Education » +4 (TES+4) et la Conférence mondiale de 2026 sur la Décennie internationale des sciences au service du développement durable (IDSSD 2024–2033). Ces événements ont mis en évidence le besoin urgent d’une action collective, de systèmes résilients et de partenariats inclusifs pour atteindre les Objectifs de développement durable (ODD) et définir un programme pour l’après-2030 fondé sur l’équité et la collaboration.

L'IAU au Sommet « Transforming Education +4 » : accélérer la réalisation de l'ODD n° 4 face aux défis mondiaux

10 juillet 2026, siège de l'UNESCO, Paris, France

Le 10 juillet 2026, la secrétaire générale de l’AIU, Hilligje van’t Land, la responsable principale du programme « Enseignement supérieur et développement durable » (HESD), Isabel Toman, ainsi que les stagiaires du programme HESD, Shrika Madivanan et Therese Edrud, ont rejoint des dirigeants mondiaux au siège de l’UNESCO à l’occasion du sommet TES+4. Organisé à l’initiative du Secrétaire général des Nations unies et du Directeur général de l’UNESCO, ce sommet marquait la mi-parcours entre le Sommet sur la transformation de l’éducation de 2022 et l’échéance de 2030 fixée pour l’ODD n° 4 (Éducation de qualité).

Bien que des progrès aient été réalisés depuis 2022, les intervenants ont souligné que les efforts actuels sont insuffisants pour atteindre les cibles de l’ODD 4. Les conflits géopolitiques, le changement climatique et les contraintes budgétaires continuent de perturber les systèmes éducatifs à travers le monde. Le sommet a mis en évidence la nécessité de renforcer les partenariats mondiaux et d’assurer une collaboration durable afin de mettre en place des systèmes éducatifs résilients, inclusifs et tournés vers l’avenir. La présence de l’AIU sur place a réaffirmé son rôle dans la promotion de la coopération internationale dans l’enseignement supérieur, pierre angulaire de sa mission depuis 75 ans.

Le TES+4 a servi de passerelle stratégique vers les prochaines étapes importantes, notamment la Réunion mondiale sur l’éducation de 2027 et l’examen de l’ODD 4 dans le cadre du Forum politique de haut niveau (FPHN). L’AIU reste déterminée à aligner ses priorités sur celles de l’UNESCO et à mobiliser les acteurs pour la dernière ligne droite vers 2030 et au-delà.

L'UAI à la Conférence mondiale de l'IDSSD de 2026 : défendre la liberté scientifique et la collaboration

Du 15 au 17 juillet 2026, au siège de l'UNESCO, à Paris, en France

L'UAI a participé à la première Conférence mondiale de la Décennie internationale des sciences au service du développement durable (IDSSD), un événement hybride organisé au siège de l'UNESCO. Cette conférence a réuni des responsables gouvernementaux, des représentants du monde universitaire, des acteurs du secteur privé et des communautés détentrices de savoirs autochtones afin d'évaluer les progrès accomplis, de partager des solutions et de nouer des partenariats en vue d'un avenir durable et équitable après 2030.

La conférence s’est ouverte le 15 juillet par un appel à l’action, présentant la science comme un puissant moteur du développement durable grâce à la collaboration, à la science ouverte et à la valorisation de la diversité des systèmes de connaissances. Les intervenants, parmi lesquels figuraient la vice-présidente du Guatemala, le Dr Karin Herrera, et le directeur général du CERN, le Dr Mark Thomson, ont souligné la nécessité de renforcer les partenariats entre le monde universitaire, les décideurs politiques, les organisations internationales et les communautés locales afin de promouvoir des solutions fondées sur la science. La Dr Herrera a fait remarquer qu’« investir dans la science, c’est investir dans les personnes », tandis que le Dr Thomson a souligné que «la science ouverte est au cœur [du progrès scientifique] ». Ces messages s’inscrivaient dans la droite ligne du plaidoyer de longue date de l’AIU en faveur d’un enseignement supérieur fondé sur des valeurs et de son rôle dans la mise en relation des établissements à l’échelle mondiale. Tout au long des discussions et du dialogue ministériel, un thème commun s’est dégagé : les partenariats et la collaboration sont essentiels pour faire progresser à la fois la science et le développement durable, et l’IDSSD offre une plateforme indispensable pour rassembler les différentes parties prenantes.

Le 17 juillet, la secrétaire générale de l’UAI, Hilligje van’t Land, est intervenue lors d’une session thématique intitulée « Promouvoir la liberté scientifique et la sécurité des scientifiques : créer les conditions propices à des systèmes scientifiques responsables et inclusifs ». Animée par Carl Vannetelbosch (spécialiste de programme, SC/ERT/RGD, UNESCO), cette table ronde a réuni Johannes Waldmüller (responsable scientifique principal, Conseil international des sciences), Frank Albrecht (chef de division, Initiative Philipp Schwartz et liberté académique, Fondation Alexander von Humboldt) et Marion Gués Luchini (responsable du plaidoyer, de la presse et des relations internationales, programme PAUSE). Au cours de cette session, les intervenants ont souligné que la collaboration internationale, l’intégrité académique et l’autonomie institutionnelle sont essentielles pour relever les défis mondiaux actuels. Van’t Land a fait remarquer que :

«Les universités ne peuvent remplir leur mission que si elles bénéficient à la fois de liberté et de sécurité. »
— Hilligje van't Land, le 17 juillet 2026

Elle a par ailleurs rappelé que « nous ne devrions pas considérer les universitaires comme une menace ; ils nous ouvrent la voie vers un avenir meilleur pour nous tous ». La discussion a également mis en lumière le coût global des restrictions imposées à la recherche, Frank Albrecht affirmant que « les connaissances qui ne sont pas produites constituent une perte énorme ». La sauvegarde de la liberté académique a été présentée à la fois comme une protection pour les chercheurs et comme une protection de la capacité de la société à générer les connaissances nécessaires à un avenir plus durable, plus pacifique et plus résilient.

Au-delà de cette session thématique, le secrétaire général de l’AIU a rencontré Marcelo Knobel, chercheur senior à l’AIU et directeur exécutif de la TWAS (Académie mondiale des sciences), qui a également animé une session intitulée « Traduire les données probantes en priorités : faire le lien entre les données probantes et l’action ». Cette session visait à identifier les domaines prioritaires dans lesquels les efforts menés dans le cadre de la Décennie peuvent être à la fois réalisables et efficaces. S'appuyant sur les conclusions durapport mondial de l'IDSSD, elle visait à renforcer les capacités, à favoriser l'inclusion, à améliorer la manière dont les connaissances scientifiques sont générées, partagées et utilisées dans la prise de décision, et à soutenir la mise en œuvre dans toutes les régions.

La conférence de l’IDSSD a réaffirmé la nécessité de protéger la liberté académique et l’autonomie institutionnelle, conditions indispensables à l’innovation, tout en trouvant un équilibre entre concurrence et coopération dans l’enseignement supérieur afin de relever les défis mondiaux tels que le changement climatique et les inégalités sociales. Elle a souligné l’importance d’intégrer divers systèmes de connaissances, y compris les savoirs autochtones et locaux, dans le progrès scientifique, et de renforcer les interfaces entre la science, les politiques et la société afin de garantir que les décisions publiques s’appuient sur des données factuelles.

Concilier l'éducation et la science pour un avenir durable

Ces deux événements ont mis en évidence le rôle unique de l’AIU dans la défense de la liberté académique et de la sécurité, piliers indissociables de l’enseignement supérieur. L’AIU encourage la collaboration internationale pour relever les défis mondiaux grâce à la science ouverte, à la mobilité internationale et aux approches interdisciplinaires, tout en renforçant la confiance dans la science en mettant en relation les établissements, en assurant la fiabilité des données de la Base de données mondiale sur l’enseignement supérieur (WHED) et en dialoguant de manière transparente avec les décideurs politiques et le grand public. L’AIU soutient également les objectifs du TES+4 et de l’IDSSD en encourageant la recherche transdisciplinaire, les systèmes de connaissances inclusifs et des liens solides entre la science et les politiques publiques.

Alors que le monde s'approche de l'échéance de 2030 fixée pour les ODD et se tourne vers l'avenir, l'AIU reste un partenaire indéfectible dans la mise en place de systèmes éducatifs et scientifiques résilients, inclusifs et tournés vers l'avenir. Grâce à son réseau mondial, à son leadership fondé sur des valeurs et à son engagement en faveur de la diplomatie universitaire, l'AIU continue de défendre le pouvoir transformateur de l'enseignement supérieur et de la science pour un avenir durable, pacifique et équitable.

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