Réflexion sur l'enseignement supérieur européen en période de défis géopolitiques

L'AIU a eu le plaisir de participer à l'événement « Réflexion sur l'enseignement supérieur européen en période de défis géopolitiques », co-organisé par l'Association pour la coopération académique (ACA), l'Association européenne pour l'éducation internationale (EAIE) et le Service allemand d'échanges universitaires (DAAD). Cet événement a également servi de réunion du Centre pour l'enseignement supérieur international (CIHE) en Europe et a rassemblé des experts issus d'établissements d'enseignement supérieur, d'organisations parties prenantes et d'institutions européennes engagées dans la politique et la recherche en matière d'enseignement supérieur international.

Dans un contexte d'incertitude géopolitique croissante, la conférence a offert un espace propice au dialogue sur la manière dont les systèmes et les établissements d'enseignement supérieur sont remodelés par les évolutions politiques, sociales et économiques mondiales, et sur la manière dont ils peuvent y répondre de manière stratégique et éthique.

Liberté académique et contexte géopolitique

Après les mots de bienvenue prononcés par les co-animatrices Tanja Kreetz (DAAD Bruxelles) et Irina Ferencz (ACA), les participants ont pu écouter les dernières actualités présentées par Laura Rumbley (EAIE) et Hans de Wit (CIHE). Le programme s'est ouvert par un discours liminaire de Jeroen Huisman, professeur d'enseignement supérieur au Centre for Higher Education Governance Ghent (CHEGG), qui a proposé une analyse critique du concept de liberté académique, soulevant des questions essentielles sur sa signification, sa portée et sa relation avec d'autres valeurs fondamentales, notamment l'éthique et la responsabilité sociale.

Réflexions politiques et perspectives d'avenir

Le discours liminaire a été suivi de deux tables rondes consacrées aux défis politiques actuels et aux orientations futures de l'enseignement supérieur européen.

Modéré par Hans de Wit, le premier panel, intitulé « Réflexion sur la politique de l'enseignement supérieur en Europe en cette période géopolitique difficile », a réuni Sakine Weikert, du Centre pour la coopération universitaire internationale (KIWi) du DAAD ; Jan Marco Müller, chef d'équipe Approche globale, dialogue multilatéral et diplomatie scientifique, Commission européenne, DG Recherche et innovation ; Daniela Craciun, professeure adjointe, Centre d'études sur les politiques de l'enseignement supérieur (CHEPS), Université de Twente ; et Hilligje van't Land, secrétaire générale de l'AIU. La discussion a porté sur la manière dont les tensions géopolitiques influencent la politique de l'enseignement supérieur, l'autonomie institutionnelle, la coopération internationale et l'environnement opérationnel des universités en Europe et au-delà.

Représentant l'AIU, la secrétaire générale Hilligje van't Land a contribué aux discussions sur l'impact des tensions géopolitiques sur l'enseignement supérieur et a souligné, avec Jan Marco Müller, le rôle essentiel de la diplomatie scientifique. Elle a insisté sur l'importance pour les universités de rester connectées au-delà des frontières et de favoriser une coopération et des partenariats internationaux éthiques et inclusifs afin de faire progresser la science au service de la société et de la planète.

La première journée de la conférence s'est terminée par une séance de réflexion commune, qui a permis aux participants de partager leurs points de vue et d'identifier leurs préoccupations et priorités communes. Le caractère hautement interactif de l'événement a favorisé un échange ouvert entre les acteurs politiques, les dirigeants institutionnels et les chercheurs.

Réflexion collective et échange continu

La réunion a été suivie le lendemain d'un échange exclusif du CIHE, au cours duquel des chercheurs confirmés et débutants ont présenté et discuté leurs travaux sur les structures et les évolutions de l'enseignement supérieur international.

L'engagement de l'AIU a également souligné l'importance d'ancrer les stratégies d'internationalisation dans les valeurs d'équité, de diversité, d'inclusion et de durabilité. Giorgio Marinoni, responsable de l'internationalisation à l'AIU, a présenté les principaux résultats du récent rapport de l'AIU intitulé « Internationalisation de l'enseignement supérieur : perspectives sur l'équité, la diversité et l'inclusion, le développement durable et les partenariats internationaux », apportant ainsi des points de vue fondés sur des données factuelles aux discussions. Ce rapport est un bon exemple de collaboration entre l'AIU et une chercheuse en début de carrière, puisqu'il a été élaboré pendant le stage à l'AIU de Marianthi Kontelli, doctorante à l'Institut d'études pédagogiques de l'Ontario de l'Université de Toronto.

L'AIU remercie chaleureusement les organisateurs, les intervenants, les modérateurs et les participants d'avoir créé un espace constructif de dialogue à un moment critique pour l'enseignement supérieur à l'échelle mondiale, et se réjouit de poursuivre cette collaboration tout au long de l'année 2026.

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