L'AIU fait progresser la collaboration mondiale en faveur d'un enseignement supérieur équitable lors de la réunion de la Coalition mondiale pour l'éducation de 2026

Sixième réunion annuelle de la Coalition mondiale pour l'éducation

Les 23 et 24 mars, la secrétaire générale de l’AIU, Hilligje van’t Land, a participé à la sixième réunion annuelle de la Coalition mondiale pour l’éducation. Cette année, la réunion s’est déroulée sous le thème « Transformer la vision en valeur : transformer l’éducation ensemble » et a examiné comment un investissement accru dans la transformation numérique et l’intelligence artificielle peut influencer les facteurs socio-économiques.

L'AIU est un membre actif de la Coalition mondiale pour l'éducation (GEC) et contribue à sa mission commune visant à promouvoir une transformation numérique inclusive et équitable dans le domaine de l'éducation. Dans le cadre de son engagement, l'AIU participe régulièrement aux réunions de la Coalition, soutient les initiatives en cours et apporte son expertise.

Au cours de la réunion, la présence de l'IAU a suscité un vif intérêt, notamment en ce qui concerne la possibilité de transposer les pratiques numériques éprouvées de l'enseignement primaire et secondaire vers le secteur de l'enseignement supérieur. Cela a donné lieu à plusieurs échanges prometteurs et à l'établissement de nouveaux contacts avec des acteurs issus d'établissements et d'organisations du Royaume-Uni, d'Espagne, de Belgique et d'Inde.

Cette réunion a été l'occasion d'échanger de manière constructive avec des partenaires clés, ouvrant ainsi la voie à de nouvelles collaborations et initiatives communes.

Lancement du Rapport mondial de suivi sur l'éducation 2026

À la suite de la réunion annuelle du GEC, l'AIU a eu le plaisir de participer également, le 25 mars, à la cérémonie de lancement de haut niveau du Rapport mondial de suivi sur l'éducation (GEM) 2026, intitulé « Accès et équité : compte à rebours vers 2030 ». L'AIU était représentée à cet événement par sa secrétaire générale, Hilligje van’t Land, et par Therese Edrud, stagiaire au sein du département HESD et de la communication.

Publié chaque année, le rapport GEM met en évidence les réussites et les axes d'amélioration dans les différents pays, en s'appuyant aussi bien sur des facteurs éducatifs que non éducatifs. En combinant des études de cas et les conclusions d'initiatives de recherche plus larges, ce rapport permet de mieux comprendre la situation actuelle de l'éducation à l'échelle mondiale.

La cérémonie de lancement a réuni des experts et des décideurs politiques afin de discuter des progrès accomplis et des défis qui persistent à tous les niveaux de l'enseignement, y compris dans l'enseignement supérieur.

Lors de la table ronde consacrée à l'enseignement supérieur, Pablo Fraser, responsable du suivi de l'éducation pour le Rapport GEM, a présenté les principales conclusions de l'étude, soulignant que, bien que la fréquentation de l'enseignement supérieur soit en hausse à l'échelle mondiale, des obstacles systémiques continuent d'entraver un accès équitable et la réussite.

De même, Noah Sobe, chef de la Section de l'enseignement supérieur à l'UNESCO, a évoqué la hausse des coûts de l'éducation, l'inégalité des chances et le manque d'engagement des étudiants comme des préoccupations urgentes. Pour y répondre, il a mis en avant la feuille de route récemment publiée par l'UNESCO pour la transformation de l'enseignement supérieur, articulée autour de trois piliers : l'accès, la réussite et la transformation mondiale.

La ministre albanaise de l'Éducation, S.E. Mirela Kumbaro Furxhi, a souligné la responsabilité qui incombe aux universités de jouer un rôle de passerelle, en garantissant l'accès à l'enseignement tout en renforçant la collaboration internationale et la reconnaissance des diplômes. La conseillère à l'Éducation du Pays basque, Begoña Pedrosa, a quant à elle insisté sur le fait que l'accès seul ne suffit pas, plaidant en faveur de parcours éducatifs diversifiés et de politiques d'apprentissage tout au long de la vie afin de réduire les taux d'abandon scolaire.

Prenant part au débat, Ulrike Pisiotis, chef d'unité adjointe à la Commission européenne chargée des politiques fondées sur des données factuelles et de l'évaluation, a mis en évidence les inégalités au sein de l'Europe, soulignant les déséquilibres entre les sexes et la forte influence du niveau d'éducation des parents sur la scolarisation. Elle a appelé à la collecte de données supplémentaires et de meilleure qualité afin d'étayer l'élaboration de politiques inclusives.

Par ailleurs, s'exprimant sur la dépriorisation systématique de l'éducation, la présidente du comité exécutif du Fonds norvégien d'aide internationale aux étudiants et aux universitaires (SAIH), Henriette Reierson Johnstone, a souligné la nécessité de placer l'éducation au cœur des préoccupations en tant que droit humain afin de développer l'accès à l'éducation, tout en veillant à ce que les étudiants soient considérés comme des acteurs à part entière dans l'élaboration des politiques.

Ces discussions ont mis en évidence un message commun : l'élargissement de l'accès doit s'accompagner de systèmes inclusifs qui favorisent la réussite et l'engagement des étudiants. Cela correspond étroitement à la mission de l'AIU, qui promeut l'équité, l'inclusion et la collaboration dans l'enseignement supérieur à l'échelle mondiale. À l'avenir, l'équité ne dépendra pas seulement des taux de participation, mais aussi de la qualité, de la pertinence et du caractère inclusif des expériences d'apprentissage pour tous.

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