Célébration des 75 ans de coopération internationale dans l'enseignement supérieur
Le 4 mai 2026, l'Association internationale des universités (AIU) a eu le plaisir de célébrer une étape historique : ses 75 ans d'engagement en faveur de la coopération mondiale dans l'enseignement supérieur. La cérémonie, qui s'est déroulée au siège de l'UNESCO à Paris, en France, a réuni des ambassadeurs, des délégations de l'UNESCO, des représentants d'associations universitaires nationales et régionales, des membres de l'AIU et des partenaires de longue date pour une heure de réflexion, d'échanges et de célébration.
Cette soirée a témoigné de la force intacte de la mission de l’AIU : rassembler les universités du monde entier pour promouvoir la paix, la compréhension et le développement humain par le biais de l’enseignement supérieur. À mesure que les invités se rassemblaient, l’atmosphère était à la fois festive et empreinte d’engagement, rendant hommage au passé tout en réaffirmant la responsabilité collective de façonner l’avenir de l’enseignement supérieur.
De gauche à droite : Noah W. Sobe, chef de la Section de l'enseignement supérieur, UNESCO ; Borhen Chakroun, directeur de la Division des politiques et des systèmes d’apprentissage tout au long de la vie, UNESCO ; Hilligje van’t Land, secrétaire général de l’Association internationale des universités ; Qun Chen, Sous-directeur général pour l’éducation, UNESCO ; Andrew Deeks, président de l’Association internationale des universités.
Un héritage de liens : le parcours de l'AIU
Fondée en 1950 sous l'égide de l'UNESCO, l'AIU a vu le jour au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, alors que la communauté internationale reconnaissait le besoin urgent de coopérer dans le domaine de l'enseignement supérieur, considéré comme un pilier de la paix et du progrès commun. Dès sa création, l'AIU a été conçue comme une instance de rassemblement mondiale, offrant aux universités une plateforme leur permettant de collaborer au-delà des frontières, des cultures et des systèmes.
Au cours des sept dernières décennies, l'UAI a :
Il a défendu des valeurs académiques telles que la liberté, l'équité et la qualité dans l'enseignement supérieur.
A facilité le dialogue entre les différents acteurs de l'enseignement supérieur, des responsables d'établissements aux étudiants.
a abordé les défis mondiaux, notamment l'accès à l'éducation, le développement durable, la transformation numérique et la responsabilité publique des universités.
Renforcement des partenariats internationaux, notamment avec l'UNESCO, afin de promouvoir l'éducation en tant que bien commun mondial.
Aujourd'hui, l'AIU compte plus de 600 membres issus de plus de 130 pays, ce qui en fait l'une des associations d'enseignement supérieur les plus inclusives et les plus représentatives au monde.
Voix de la soirée : discours des dirigeants de l'AIU et de l'UNESCO
Au cours de cette cérémonie, trois personnalités éminentes du monde de l’enseignement supérieur international ont prononcé des discours inspirants : Andrew Deeks, président de l’AIU, Hilligje van’t Land, secrétaire générale de l’AIU, et Qun Chen, sous-directeur général de l’UNESCO chargé de l’éducation. Leurs interventions ont mis en avant l’importance historique du travail de l’AIU et le rôle essentiel de la collaboration pour relever les défis de notre époque.
Andrew Deeks a ouvert la soirée en replaçant le public dans le contexte de la riche histoire de l’Association en tant qu’acteur mondial. Ses paroles reflétaient le poids de sept décennies et demie de collaboration, alors qu’il rappelait au public le rôle fondateur de l’UAI :
«Au coursdes soixante-quinze dernières années, l’AIU a joué un rôle unique en tant que rassembleur mondial dans le domaine de l’enseignement supérieur. Elle a offert un espace de dialogue fiable entre les cultures et les systèmes, défendu les valeurs académiques fondamentales et aidé les universités à relever des défis communs, qu’il s’agisse de l’accès et de la qualité, de la liberté académique, de la durabilité ou de la responsabilité publique de l’enseignement supérieur. »
Andrew Deeks, président de l'UAI
Il a ensuite invité le public à se tourner vers l'avenir, présentant cet anniversaire comme un moment de renouveau et de réaffirmation de l'engagement. Dans un monde où l'enseignement supérieur est confronté à des défis mondiaux sans précédent, il a souligné que le partenariat entre l'UNESCO et l'AIU restait indispensable :
«[Cet] anniversaire est l’occasion non seulement de faire le point, mais aussi de renouveler notre engagement commun. À l’heure où l’enseignement supérieur est confronté à de profonds défis mondiaux, le partenariat entre l’UNESCO et l’AIU reste plus pertinent – et plus nécessaire – que jamais.»
Ses propos ont ouvert la voie à une réflexion plus approfondie sur la manière dont l’enseignement supérieur peut continuer à être le moteur de changements significatifs. S’appuyant sur les réflexions d’Andrew, Qun Che, sous-directeur général de l’UNESCO pour l’éducation, a souligné le rôle des universités en tant que ponts entre les cultures et moteurs de la coopération mondiale. Il a évoqué avec conviction les contributions de l’AIU au multilatéralisme dans l’enseignement supérieur :
Qun Chen, sous-directrice générale de l'UNESCO pour l'éducation
« L’UNESCOapprécie grandement le rôle joué par l’AIU dans la mobilisation des établissements d’enseignement supérieur dans un esprit de multilatéralisme. Le travail [de l’AIU] contribue à démontrer que les universités ne sont pas seulement des centres de savoir, mais aussi des ponts entre les cultures et des moteurs de la coopération mondiale. »
Les propos de M. Qun ont mis en lumière la vision commune de l’UNESCO et de l’AIU : un monde dans lequel l’enseignement supérieur favorise la compréhension, la solidarité et le développement durable. Son discours a réaffirmé l’idée que la mission de l’AIU — rassembler, mettre en relation et collaborer — est plus essentielle que jamais dans le contexte géopolitique fragmenté d’aujourd’hui.
En tant que dernière intervenante de la soirée, la secrétaire générale de l’AIU, Hilligje van’t Land, a donné à la discussion une tournure inspirante et tournée vers l’avenir. Elle a parlé avec passion de la responsabilité et des opportunités que recèle l’enseignement supérieur :
« L'enseignement supérieur a une responsabilité et une chance uniques. Il peut offrir des environnements d'apprentissage indépendants et de grande qualité, et mener des recherches transformatrices qui répondent aux défis urgents de notre époque, notamment ceux qui se reflètent dans les ambitions mondiales de l'Agenda 2030. Il a le pouvoir de transformer des vies individuelles, de renforcer les communautés et la société dans son ensemble, et de contribuer de manière significative au bien commun mondial. »
Hilligje van’t Land, secrétaire générale de l’UAI
Les mots de conclusion de Mme Hilligje ont incité le public à passer à l’action, rappelant que le travail de l’AIU visant à mettre en relation les personnes, les institutions et les systèmes de connaissances est essentiel pour libérer tout le potentiel de l’enseignement supérieur. Ses paroles ont trouvé un écho particulier, concluant à merveille une soirée placée sous le signe de la réflexion, de la célébration et du renouvellement des engagements.
Perspectives d'avenir : les 75 prochaines années
À la fin de la soirée, le message était clair : le travail de l'IAU est loin d'être terminé. Dans un monde confronté à des tensions géopolitiques, au changement climatique et à des avancées technologiques rapides, le besoin de plateformes solides, indépendantes et tournées vers le monde, telles que l'IAU, n'a jamais été aussi grand.
La célébration du 75e anniversaire était bien plus qu'une simple commémoration : c'était un appel à l'action. Un rappel que l'enseignement supérieur doit rester un moteur de transformation, un gardien des valeurs communes et un catalyseur de la coopération mondiale.
À nos 75 prochaines années de collaboration, d'innovation et d'action.