Mois mondial de la Terre 2025 : le rôle des établissements d'enseignement supérieur face aux défis de la durabilité
Pour marquer le Mois mondial de la Terre 2025, l'Association internationale des universités (AIU) s'est jointe à des partenaires mondiaux au Siège de l'UNESCO à Paris pour un événement organisé par l'UNESCO IESALC en collaboration avec National Geographic Learning. Ce rassemblement de haut niveau a réuni des leaders de l'éducation, des experts en développement durable et des décideurs politiques pour explorer le rôle transformateur de l'enseignement supérieur dans la résolution des défis mondiaux de durabilité.
L'événement a porté sur la manière dont une coopération internationale renforcée, en particulier avec et à travers les pays du Sud, peut accélérer les progrès vers le développement durable. Les participants ont engagé un dialogue sur le changement systémique, le renforcement des capacités et l'intégration des principes de durabilité dans toutes les fonctions des établissements d'enseignement supérieur.
La voix de l'AIU dans le débat
Représentant l'AIU, Isabel Toman, Responsable de programme pour le développement durable, a participé à la Session 3 : « Réseaux en action : Tirer parti de la collaboration mondiale pour une transformation systémique de l'enseignement supérieur. » Dans son intervention, elle a souligné l'engagement profond de l'Association en faveur de la collaboration mondiale dans le domaine de l'Enseignement Supérieur pour le Développement Durable (ESDD), façonné par :
75 ans de leadership dans la coopération internationale de l'enseignement supérieur
Un réseau mondial diversifié de plus de 600 institutions membres dans plus de 120 pays
Trois décennies de travail ciblé sur la promotion du développement durable par l'enseignement supérieur
Toman a mis en lumière des initiatives phares de l'AIU, telles que le Cluster HESD et Responsible Futures International, qui visent à intégrer la durabilité dans l'enseignement, la recherche, les opérations du campus et l'engagement communautaire. Elle a également présenté les principales conclusions de l'Enquête mondiale 2023 de l'AIU sur l'HESD, révélant des défis persistants dans l'ensemble du secteur, notamment :
Financement insuffisant des initiatives de développement durable
Opportunités limitées de renforcement des capacités et de formation
La nécessité de partenariats plus approfondis et plus équitables entre les institutions, en particulier entre le Nord et le Sud global.
Ces perspectives ont réaffirmé le besoin urgent d'une collaboration multipartite et d'un engagement institutionnel soutenu pour véritablement intégrer la durabilité dans l'ADN de l'enseignement supérieur.
Renforcement des liens mondiaux
En plus d'intervenir lors du panel, Isabel Toman a rencontré Sandra den Otter, Vice-présidente pour l'engagement mondial à l'Université Queen's (Canada), une institution membre de l'AIU et participante active du Cluster ESDD. Sandra, qui a également contribué à l'événement en tant qu'intervenante, a souligné l'importance d'engager diverses voix institutionnelles et de tirer parti des plateformes internationales pour favoriser des solutions partagées. Leur échange a mis en évidence la force du réseau mondial de l'AIU et sa vision collective pour la durabilité dans l'enseignement supérieur.
Lancement de nouveaux outils pour l'écologisation de l'enseignement supérieur
Un moment fort de l'événement a été le lancement de la nouvelle Ressource Éducative Libre (REL) intitulée “Introduction à l'écologisation de l'enseignement supérieur,” développée par l'UNESCO IESALC et National Geographic Learning. Cette ressource pratique et accessible est conçue pour aider les institutions à intégrer la durabilité dans les programmes d'études, la gouvernance et la stratégie institutionnelle. Elle représente une étape significative vers l'extension de l'éducation à la durabilité et le soutien aux universités pour qu'elles deviennent de véritables moteurs de l'Agenda 2030.